12 janvier 2009
La crise financière. Conséquences en France
La crise financière. Conséquences en
France.
La crise est d'une ampleur jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Les
experts considèrent que le modèle de développement est à repenser en
profondeur. L’économie a besoin de régulations. Il faut en passer par un rééquilibrage
entre le marché et la puissance publique.
Les
dernières données émanant de l’Insee (Institut National de la
statistique et des études économiques), des douanes ou du ministère de
l’économie n’incitent guère à l’optimisme. Il y a eu une basse de la
production
de l’ensemble de l’industrie, l’énergie et l’agroalimentaire. Le
déficit
commercial français s’est creusé de 6,250 milliards en septembre, ce
qui ne
s’était jamais vu. Sur un an, il frise les 55 milliards d’euros. Les
principaux
partenaires européens de la France (Royaume–Uni, Espagne, Allemagne et
Italie)
sont eux–mêmes en difficulté et leur demande a nettement diminué. Les
exportations françaises ont donc reculé, pour s’établir à 34,3
milliards
d’euros. Cette situation devrait durer : en Allemagne, la production
industrielle a connu au mois de septembre sa plus forte baisse depuis
treize
ans, et les industriels européens anticipent un net ralentissement de
leurs
productions dans les prochains mois. Quant aux importations françaises,
elles
sont en train de ralentir aussi.
La dégradation des finances publiques est nette. Eric Woerth, le ministre
du budget, et Christine Lagarde, la ministre de l’économie, ont d’ailleurs revu
à la baisse leurs hypothèses de croissance. Au 30 septembre, le solde général
d’exécution du budget était négatif de 56,6 milliards d’euros, soit 4,4
milliards de plus qu’à la fin septembre 2007, et les rentrées de l’impôt sur
les sociétés (IS) et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fléchissent.
Le marché du travail subit aussi le contrecoup de la crise. Selon les
données de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), le
rythme de progression des intentions d’embauche, hors intérim, décélère. Le
comportement de chacun comme consommateur ou épargnant pèse sur les orientations
générales de l'économie et c’est évident que les choix de chacun comme citoyen jouent
un rôle fondamental. Les experts considèrent que, sous l'impact de la crise
financière, le gouvernement doit faire face à un scénario catastrophe pour l'an
prochain. Pour Bruxelles, la France est déjà entrée en récession. Et la
croissance y restera négative au moins tout le premier semestre 2009.
Face aux dérèglements incontrôlés de l’hyper capitalisme financier actuel,
il est donc impératif d’améliorer la régulation financière. Il faudra renforcer
les règles applicables aux banques et les systèmes de surveillance des marchés,
créer des mécanismes d’alerte précoce au niveau du FMI et des superviseurs
européens, réformer les normes comptables pour éviter l’effet de contagion.
Mais surtout il faudra créer des agences publiques de régulation, mieux
encadrer les rémunérations des opérateurs financiers pour éviter les bonus
astronomiques, assurer la transparence du système en commençant par supprimer
les conflits d’intérêt des agences de notation et lutter réellement contre les
paradis fiscaux.
Sources: Libération, Le Monde, Figaro, Le Nouvel Observateur.
06 janvier 2009
Les causes de la crise financière:
Au départ cantonnée au secteur du crédit immobilier américain, la crise des "subprime" a d'abord affecté la sphère financière américaine. Mais dans une économie mondialisée, elle s'est propagée aux autres grandes places financières mondiales et, est ainsi devenue une crise financière internationale. Les causes de cette crise ont été expliquées par des différents experts financiers, dont voici une partie des causes analisées.
Le qualificatif «subprime» est donné, aux Etats-Unis, à un crédit immobilier accordé par une banque, à un ménage dont la capacité financière est limitée. Les emprunteurs dont la capacité financière est importante sont qualifiés de «prime». Depuis les cinq dernières années, le crédit «subprime» a connu un très fort développement, notamment en raison du boom de l'immobilier aux Etats-Unis à partir de l'année 2000.
Selon les experts ces„subprimes“ ou prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine permettent à un particulier qui veut s'acheter un appartement d'emprunter autant d'argent qu'il souhaite, même si son salaire n'est pas très élevé, mais c'est l'appartement qui est pris en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère l'appartement et le vend. Cependant, quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent, car elles perdent de l'argent sur la vente. Certaines banques qui avaient eu recours à ce type de prêt se sont retrouvées dans une situation financière critique, faute de pouvoir rembourser les emprunts.
Comme autre cause les experts citent la titrisation. Pour essayer de limiter les risques de ces crédits, les banquiers ont eu recours à la titrisation, C'est à dire ils ont tranformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros avec les intérêts. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières. Par exemple; si un acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembouser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, européennes, se sont apercues qu'elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien.
Une autre cause importante est le fait que les banques se méfient et ne se prêtent plus d'argent entre elles. Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours après une analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Alors elle décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne se prêtent plus de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la rés
erve fédérale américaine.
Autre source www.politique.net.
Pourquoi les prix des biens de consommations augmentent-ils avec la crise?
Source: www.rhodia-alliance.com, 05.12.2008
19 décembre 2008
Crise Financière
Les causes de la crise financière:
Au départ cantonnée au secteur du crédit immobilier américain, la crise des "subprime" a d'abord affecté la sphère financière américaine. Mais dans une économie mondialisée, elle s'est propagée aux autres grandes places financières mondiales et, est ainsi devenue une crise financière internationale. Les causes de cette crise ont été expliquées par des différents experts financiers, dont voici une partie des causes analisées.
Le qualificatif «subprime» est donné, aux Etats-Unis, à un crédit immobilier accordé par une banque, à un ménage dont la capacité financière est limitée. Les emprunteurs dont la capacité financière est importante sont qualifiés de «prime». Depuis les cinq dernières années, le crédit «subprime» a connu un très fort développement, notamment en raison du boom de l'immobilier aux Etats-Unis à partir de l'année 2000.
Selon les experts ces„subprimes“ ou prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine permettent à un particulier qui veut s'acheter un appartement d'emprunter autant d'argent qu'il souhaite, même si son salaire n'est pas très élevé, mais c'est l'appartement qui est pris en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère l'appartement et le vend. Cependant, quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent, car elles perdent de l'argent sur la vente. Certaines banques qui avaient eu recours à ce type de prêt se sont retrouvées dans une situation financière critique, faute de pouvoir rembourser les emprunts.
Comme autre cause les experts citent la titrisation. Pour essayer de limiter les risques de ces crédits, les banquiers ont eu recours à la titrisation, C'est à dire ils ont tranformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros avec les intérêts. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières. Par exemple; si un acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembouser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, européennes, se sont apercues qu'elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien.
Une autre cause importante est le fait que les banques se méfient et ne se prêtent plus d'argent entre elles. Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours après une analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Alors elle décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne se prêtent plus de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine.
Autre source www.politique.net.
Pourquoi les prix des biens de consommations augmentent-ils avec la crise?
Source: www.rhodia-alliance.com, 05.12.2008