07 janvier 2009
La perception de l'art de nos jours à l'exemple de la polémique du projet « Louvre Abou Dhabi ».
JE (ELIZA) SUIS DÉSOLÉE DE POSTER CELA SUR BM3ORTIZ; MAIS MÊME APRÈS AVOIR CRÉER MON ACCOUNT ET ACCEPTER L'INVITATION EMAIL; LE BLOG N'APPARAIT PAS!
J'ai été victime d'un
petit désenchantement l'année dernière, lorsque étudiant à
Heidelberg l'histoire
de l'art, je m'apprêtait
à passer un concours pour entrer à la fameuse école du Louvre de
Paris.
J'ai fini par
choisir Berlin, question de cœur, mais pour me préparer à ce
concours à l'époque, j'ai fait le choix de lire «
Malaise dans les musées »
de Jean Clair, renommé conservateur des Musées de France et qui est
connu pour ses essais sur l'art et l'esthétique. Dans son livre, je
suis tombée sur ce thème, que j'avais déjà quelques fois perçu
dans la presse, mais auquel je n'avais pas prêté une grande
attention auparavant: le projet de construction d'un «
enfant » du Louvre, le «
Louvre Abou Dhabi » de la capital des Émirats arabes unis.
Avant de vous proposer une
approche se basant sur la perception actuelle de l'art et de
l'esthétique, j'aimerais vous informer brièvement sur ce projet,
déjà signé:
Le Louvre a cédé
sa «
marque » à Abou Dhabi pour une période de 30 ans avec un bénéfice
de 700 million d'euros pour les droits sur cette «
marque ». Pour les expositions permanentes et les salles
d'expositions temporaires qui y sont planifiées, des prêts à long
terme de centaines d'œuvres de collections publiques vont être fait
et l'expertise des musées français dans l'acquisition des œuvres
destinées à former la collection permanente du musée, va être
consulter. Dans ce contexte là, la direction des Musées de France
parle de valoriser le patrimoine français à l'étranger, le
ministre de la Culture formule cette pensée en affirmant que «
les musées de France ont le devoir de contribuer au rayonnement
intellectuel de la France» au nom d'une culture universelle. Les
opposants, parmi eux les 39 conservateurs du Louvre qui avait rédigé
un appel, constatent surtout une aliénation du patrimoine pour une
rentabilisation des réserves du Louvre – un fait catastrophique du
point de vue de l'identité culturelle et de la perception de l'art
en tant que principe métaphysique et sacré, exprimé sous forme
d'une œuvre. En effet comme Jean Clair le formule:
« L'idée d'une contrepartie financière du projet est en contradiction avec l'éthique des musées publics qui a pour fondement le désintéressement des prêts, seul garant de la préservation des œuvres et d'une diffusion culturelle équitable». De plus, il souligne que « le principe de la participation des musées français à la politique d'acquisition d'un État étranger est en contradiction avec les missions des conservateurs du patrimoine. ».
Nous constatons ici, que la soi-distante diffusion du « rayonnement intellectuel de la France » est surtout une politique de gestion de marque, que la proclamation d'une nécessité d'universalité de la culture est un doux euphémisme pour la globalisation de nos jours, qui cette fois-ci a choisit le rôle de l'art: les œuvres quittant leur lieu initial, détachées ainsi de leur valeur historique d'un contexte français ou bien européen, circuleront alors comme un billet de banque pour être introduit dans un circuit économique. Le musée public fonctionnera-t-il alors comme une entreprise privée? Les soucis des conservateurs ne sont pas à sous-estimer.
Le lieu du crime lui aussi
fait frissonner les amoureux de l'art entre nous:
île de Saadiyat, «
île du bonheur »,
au large d'Abou Dhabi, sable fin, beach
resort,
hôtels de grand luxe, terrains de golfs, yachting-club,
piste
de ski artificielle et évidemment un cultural
district à
l'image du Louvre ne devrait pas y manqué. C'est décidément à ce
Las Vegas des Émirats que la France veut vendre son âme culturelle?
Mais
peut-on vendre l'histoire culturelle d'un pays? Peut-on
dénationaliser les collection d'une nation? N'y a-t-il un bout
d'identité culturelle qui se perd ou tout du moins se souille?
Je
ne peux que reprendre les mots de Jean Clair: «l'œuvre
d'art n'est ni foraine ni universelle
».
En
effet on essaye de nous faire gober une utopie d'un dialogue
universel des cultures alors qu'on assiste plus ou moins à un
virement bancaire très couteux. Les différentes cultures ne peuvent
pas être universelle, elles sont compactes, complexes et nécessitent
une connaissance de leur histoire et leur langue pour être
comprises. A quoi bon «universaliser»
les cultures, puisque justement leur diversité les rends
intéressantes et ouvertes aux débats? Ne faudrait-il pas valoriser
dans son pays même son patrimoine culturel pour justement le rendre
plus compréhensible aux étrangers? A quoi bon exposé Olympia
de
Manet face à une culture dont la première femme en politique date
de 2008?
L'œuvre d'art pour être comprise, doit être respectée dans son contexte historique et entourée par l'éthique de son lieu même. Dépourvu de tout cela et en plus exposé au nom d'une «marque», que le Louvre prétend être maintenant, dans un lieu de plaisirs superficiels, l'art est abaissée au statut du fast-food: groupe touristique se bousculant dans des salles de musées bondées, se baladant d'une pièce à l'autre, l'appareil photo braqué devant les yeux, ne prenant pas même le temps d'absorber un pourcentage du sens des peintures qui défilent sous leurs yeux; la réception se fait vite, vulgairement, l'œuvre est aussi vite oubliée que vue – c'est là le destin des musées publics de nos jours. Destin que l'on retrouve malheureusement de partout. Il reste maintenant juste à espérer naïvement qu'Abou Dhabi en sera l'exception.
Ce commentaire personnel se réfère entièrement aux informations et aux citations trouvé dans le livre de l'auteur Jean Clair, «Malaise dans les musées», édition Flammarion, 2007.
La France et l’Allemagne - deux pays européens et leur lutte contre les problèmes scolaires
Non seulement en France mais aussi en Allemagne, le système scolaire change. Par comparaison à la France, la majorité des réformes est du ressort des Länder et pas du gouvernement central. Les Länder coordonnent leurs décisions scolaires par une conférence ministérielle particulière. Cette différence importante rend la comparaison entre les deux systèmes difficile.
En premier lieu, on remarque que dans la France et l’Allemagne depuis quelques années et les plusieurs publications du programme PISA (2000, 2003, 2006), l’intérêt pour l’éducation scolaire augmente. Les deux pays n’ont pas eu de bons résultats aux tests. ( par exemple en mathématiques en 2006: l’Allemagne est à la 20ième place, la France est à la 23ième Place).[1] Apparemment, il y a beaucoup de problèmes dans les écoles ou avec l’éducation en général.
Depuis ce moment-là, les politiciens et les intellectuels proposent une masse de réformes. C’est étonnant qu’on puisse s’apercevoir que le système scolaire de ces deux pays européens se rapprochent. L’un de l’autre il y a la France qui va libérer la classe de seconde. Quand même elle ne va pas abolir le bac central, on peut dire que les « modules d’approfondissement ou d’exploration » et les « modules d’accompagnement d’orientation » accordent plus de liberté et d’individualisme aux élèves.[2] De l’autre côté il y l’Allemagne qui a introduit pour la première fois le bac central dans de nombreux de Länder ( par exemple : Berlin, Brandebourg, Saxe), même si chaque Land a encore son bac propre. Avec cela elle réagit au pluralisme fort.
Apparemment, les deux pays ont vu que ces systèmes, donc le centralisme et le libéralisme purs, ne fonctionnent plus dans l’école. De surcroît, Xavier Darcos veut réduit le nombre d’heures d’enseignements hebdomadaires.[3] C’est complètement contraire à l’ Allemagne. Là, le nombre d’heures d’enseignements a augmenté, parce que dans beaucoup de Länder, la scolarité raccourcit à douze ans (avant, il y avait treize ans jusqu’au baccalauréat).
C’est intéressant de voir que la France et l’Allemagne ont aussi des parallèles. Toutefois, ce sont des parallèles mauvais. En octobre, les enseignants en France ont fait grève parce que Xavier Darcos veut réduire un grand nombre de RASED[4]. Comparable aux éducateurs sociaux en Allemagne. Il paraît que cette compression va aider le système scolaire à fonctionner mieux, mais en vérité, c’est clair, il veut épargner de l’argent. En Allemagne, notamment dans les Länder les plus pauvres comme Berlin, on peut observer le même phénomène : les éducateurs sociaux font défaut. Souvent, les profs ne sont pas embauchés, parce que l’argent manque.
Il se pose la question si les réformes en France et aussi en Allemagne portent leurs fruits. Ce qui est clair, c’est que quelque chose doit changer pour que tous les élèves aient la chance de réussir à l’école. Peut-être ça fonctionne avec la libération de la classe de seconde en France, peut-être le système allemand réussira . Quel système fonctionnerait-il mieux ou y-a-t-il un autre chemin ou des autres réformes importantes qui résoudrons l’état grave d’enseignement ?
[1] http://www.spiegel.de/schulspiegel/wissen/0,1518,521201-3,00.html (06.12.2008) .
[2] CÉDELLE, Luc: Réforme du lycée : M. Darcos opte pour la voie « raisonnable » : www.lemonde.fr (22.10.08).
[3] AFP: Darcos présente une nouvelle classe de seconde découpée en deux semestres, www.le.monde.fr (21.10.08)
[4] CAILLEAU, Emilie: Rased: les inspecteurs de l’éducation nationale s’opposent à sa réforme : www.lexpress.fr (22.10.08)
Sur le succès de Bienvenue chez les Ch'tis
« Bienvenue chez les Ch’tis », c’est le titre d’un film dont succès
est étonnant. Sorti en février 2008, le film est devenu l’un des films les plus
réussis de France. Mais de quoi traite ce film, à tel point que plus de 20
millions de spectateurs sont allés le voir? Tout d’abord, l’action n’a pas
l’air ainsi spectaculaire: le film raconte les aventures de Phillipe, directeur
d’une agence de la poste dans le sud de France, qui est muté à Bergues, dans le
Nord-Pas-de-Calais. Pas spectaculaire, au sens que Phillipe lui-même et aussi la
plupart des Français associent le Nord au froid et à la pluie, au chômage, à l’alcool
et aux crimes ; en bref, une région peu estimée et donc non plus vraiment
notable. Le Nord a une telle mauvaise réputation qu’ évidament, quand l’homme
arrive à Bergues, il pleut à torrents. Phillipe s’attend au pire et pour
couronner le tout, il provoque un accident avec un habitant. Pensant avoir
gravement blessé l’inconnu, Phillipe essaye de l’aider : mais ce n’est pas
à cause d’une blessure que Phillippe ne comprend rien, au contraire, c’est le
dialecte local du passant, le ch’timi. À la fin les choses tournent autrement
et Phillipe rencontre, contre tous les préjugés, des gens chaleureux et
amusants.
Ce que ce film a de particulier, est qu’il soulève tous les clichés
courants par rapport au Nord, joue toutefois aussi en même temps avec eux. Il ne met pas seulement fin aux clichés, mais
surtout, la question de la langue est centrale dans le film[1] :
il fait une incision dans l’histoire des langues en France. Etant exigant sur
la langue, c’est à dire, sourtout sur une langue homogène, les langues des
minorités ne passent pas dans le français. En prenant comme référence le
français litteraire et académique, les dialectes et les accents sont plutôt
pour se moquer. Mais le film fait exactement le contraire: un dialecte local
est dans au centre et donc sa revalorisation semble réalisée. C’est peut-être quelque
chose de nouveau pour les Français : jusqu’à présent, l’opinion publique n’a
pas accepté les dialectes, mais « Bienvenue chez les Ch’tis » essaye
de changer ce fait et donc, de créer une « nouvelle » identité nationale,
soulignant les diversités locales. L’affluence des spectateurs montre que les
Français eux-mêmes, sont disposés au changement : loin d’une image
nostalgique, qui, jusqu’à présent, a dominé le cinéma français – en pensant à
« Le Fabuleux Destin d’Amelie Poulain » – en arrière à une image plus
« réelle », qui justement relie les milieux sociaux différents, en
respectant les identités régionales.
Pour le moment, on voit un changement dans le cinéma français. Mais, il reste
à voir si n’est qu’une mode ou un changement profond dans l’ identité française,
une identité quiadmet aussi l’importance des dialectes, comme c’est le cas en
Suisse. Là, on utilise les dialectes dans la communiaction
quotidienne, indépendamment du statut social ou du niveau culturel[2].
Mais est-ce que ce modèle est aussi possible en France ? En supposant
qu’un film a provoqué ça ? Qu’en est-il pour le statut des langues dans
votre pays ?
Sources: www.rfi.fr, 15.12.2008
www.wikipedia.org
[1] http://www.rfi.fr/actude/articles/102/article_114.asp
[2] http://de.wikipedia.org/wiki/Dialekt