06 janvier 2009
Les causes de la crise financière:
Au départ cantonnée au secteur du crédit immobilier américain, la crise des "subprime" a d'abord affecté la sphère financière américaine. Mais dans une économie mondialisée, elle s'est propagée aux autres grandes places financières mondiales et, est ainsi devenue une crise financière internationale. Les causes de cette crise ont été expliquées par des différents experts financiers, dont voici une partie des causes analisées.
Le qualificatif «subprime» est donné, aux Etats-Unis, à un crédit immobilier accordé par une banque, à un ménage dont la capacité financière est limitée. Les emprunteurs dont la capacité financière est importante sont qualifiés de «prime». Depuis les cinq dernières années, le crédit «subprime» a connu un très fort développement, notamment en raison du boom de l'immobilier aux Etats-Unis à partir de l'année 2000.
Selon les experts ces„subprimes“ ou prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine permettent à un particulier qui veut s'acheter un appartement d'emprunter autant d'argent qu'il souhaite, même si son salaire n'est pas très élevé, mais c'est l'appartement qui est pris en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère l'appartement et le vend. Cependant, quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent, car elles perdent de l'argent sur la vente. Certaines banques qui avaient eu recours à ce type de prêt se sont retrouvées dans une situation financière critique, faute de pouvoir rembourser les emprunts.
Comme autre cause les experts citent la titrisation. Pour essayer de limiter les risques de ces crédits, les banquiers ont eu recours à la titrisation, C'est à dire ils ont tranformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros avec les intérêts. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières. Par exemple; si un acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembouser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, européennes, se sont apercues qu'elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien.
Une autre cause importante est le fait que les banques se méfient et ne se prêtent plus d'argent entre elles. Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours après une analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Alors elle décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne se prêtent plus de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la rés
erve fédérale américaine.
Autre source www.politique.net.
Pourquoi les prix des biens de consommations augmentent-ils avec la crise?
Source: www.rhodia-alliance.com, 05.12.2008
Les prévenus de l´Angolagate
Les prévenus de l´Angolagate
Dans l´affaire baptisée « l´Angolagate » sont impliqués 42
représentants de la politique et de l´économie de haut rang. Figurant ci-dessous, je vais donner un bref
aperçu des principaux prévenus et de leur fonction.
Tout d´abord, le principal protagoniste de
l´affaire est Pierre-Joseph Falcone,
un homme d´affaire de 54 ans venant d´Algérie. En créant l´entreprise Brenco en
1985 il se lance dans le commerce d´armement avec son épouse. Mis en examen en
décembre 2000 pour « vente illicite d´armes », « abus de biens
sociaux », « fraude fiscale », « trafic
d´influence actif», « blanchiment » avec Arcadi Gaydamak entre
1993 et 1998, ils encourent jusqu´à dix ans de prison ainsi qu´une amende de
375.000 €. C´est le président angolais José Eduardo dos Santos à l´époque qui a
nommé Monsieur Falcone représentant de l´Angola auprès de l´UNESCO pour le remercier de la vente d´armes.
Arcadi Gaydamak d’origine russe est aussi impliqué dans cette affaire de trafic d’armes. Aujourd’hui, il vit
en Israël en tant que réfugié et a récemment posé sa candidature pour les municipales 2009 de la ville de
Jerusalem.. Au début des
années 70, M. Gaydamac résidait en France et plus partulièrement dans la
banlieue parisienne où il avait fondé sa propre agence de traduction
« Gaydamac Translations ». A cette époque, il travaillait à la
fois avec d’importantes délégations spécialisées dans l’économie russe mais
aussi de grands groupes français. Grâce aux spéculations à la bourse et des transactions louches, il
est devenu milliardaire.
L´ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, est accusé d´être
intervenu auprès du ministre des Affaires étrangères pour « infléchir une
décision de redressement fiscal contre la société par laquelle Falcone et
Gaydamak ont vendu des armes en Angola ».
A l´époque, Monsieur Attali qui a
aujourd´hui 61 ans, tenait aussi les fils de la Banque européenne pour la
reconstruction et le développement (BERD) pendant deux ans. Suite à un scandale
financier il été obligé de poser sa démission et de quitter son poste de
président de la BERD.
Le plus vieux des prévenus est Charles Pasqua, ancien ministre de
l´Intérieur qui est âgé aujourd´hui de 81
ans. Actuellement, il occupe le poste de sénateur des Hautes-Seine. Poursuivi
pour « une série de versements de plusieurs centaines de milliers de
dollars contre son travail de lobbying en faveur de l´Angola », il nie en
bloc son implication dans cette affaire avec l´Angola. Il serait accusé d’avoir touché près de 230 000 dollars de la
part de Pierre Falcone, en tant que vice-président de l´association France
Afrique Orient puis 380 000 dollars à titre personnel. Il serait aussi mélé à
une autre affaire louche. Il aurait en effet profité de financements illégaux
lors de sa campagne électorale européenne en 1999. A l’heure actuelle,
C. Pasqua é été condammé le 12 mars 2008 à 18 mois avec sursis
Même si l´ancien président de la République, François Mitterrand, a refusé la demande du président angolais, Monsieur dos Santos, concernant la livraison d´armes, son fils Jean-Christophe porte la complicité à cause de la commutation entre Pierre Falcone et le régime angolais. En plus, comme conseiller Afrique à l´Elysée de 1986 à 1992, il aurait reçu 2,6 millions de dollars au titre d´intermédiaire. Sa mère Danielle Mitterrand l´a libéré sous caution en janvier 2001 après trois semaines d’incarcération.
En ce qui me concerne, je trouve cette affaire scandaleuse. Les prévenus
sont tous des hauts fonctionnaires qui ont, a mon avis, abusé de leur pouvoir
politique. Ils ont agi de manière inconsciente, et ont profité de leurs
fonctions pour obtenir frauduleusement de l’argent. Cette attitude
irresponsable doit donc être sévèrement sanctionné. Ils risquent chacun plus
de dix ans de prison ferme et 375 000€
d´amende. Le jugement du procès de l'Angolagate doit être rendu d’ici le 5 Mars
devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. J’espère
que la décision appliquée sera juste, et que les accusés ne profiteront pas
cette fois-ci de traitement de faveur.
Que pensez-vous sur le jugement ? Va-t-on les traiter comme des
accusés normaux ? Ou profiteront-t-ils encore de leur pouvoir ?
Sources
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/03/01016-20081003DIAWWW00488-angolagate-les-principaux-prevenus.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/09/01016-20081009ARTFIG00006-le-proces-de-l-angolagate-entre-dans-le-vif-du-sujet-.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/06/01016-20081006ARTFIG00251-tensions-en-vue-au-proces-de-l-angolagate-.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/07/01016-20081007ARTFIG00059-angolagate-les-protagonistes-en-ordre-de-bataille-.php
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20081006.OBS4438/?xtmc=angolagate&xtcr=1
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20081009.OBS4972/?xtmc=angolagate&xtcr=3
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20081020.OBS6778/?xtmc=angolagate&xtcr=6
http://pubs.lemonde.fr/RealMedia/ads/adstream_sx.ads/AIDE-SERVICES-LEMONDE/recherche_yahoo/exclu@x30?http://www.lemonde.fr/web/yahoosearch/resultats/1,13-0,1-0,0.html?p=scandale+des+armes&ei=ISO-8859-1&fr=cb-lemonde
http://www.denistouret.net/constit/falcone_pierre.jpg
http://www.kalinkakalinkakalinkamaya.com/arkadi.jpg
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20081003.OBS4106/?xtmc=angolagate&xtcr=11
http://www.contrepoint.info/?p=1322
http://sarkozynews.canalblog.com/images/t-Charles_Pasqua1.jpg
http://www.rfi.fr/actufr/images/057/jc_mitterrand220.jpg
La guerre civile en Angola comme déclencheur du trafic d’armes
L’Etat angolais
L’Angola est un pays au sud-ouest de l’Afrique, voisin
de la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Namibie et
la Zambie. Acienne colonie portugaise, les 13,8 millions habitants parlent le
portugais. La capitale de cette république présidentielle est Luanda, où le
président de la république, José Eduardo dos Santos, mène les fonctions
publiques.
Le combat pour l’indépendance
En 1975, la colonie a gagné son indépendance du
Portugal. Pendant ce temps, trois mouvements populaires étaient actifs en
Angola. Le « Moviemento Popular de la Libertaçao de Angola » (MPLA)
d’Agostino Neto était le premier mouvement populaire. Le « Uniao Nacional
para a Independência Total de Angola » (UNITA) de Jonas Savimbi était plus
un groupe paramilitaire qu’un parti politique. La « Frente Nacional da Libertaçao de Angola » (FNLA) de
Holden Roberto était en concurrence avec les deux autres mouvements nationaux.
Résultant des animosités entre les différents
groupes ethniques en Angola, représentés par les trois mouvements, une guerre
civile a éclaté entre eux pour assurer la présidence pour un certain groupe
ethnique. Parce que le MPLA avait une orientation marxiste-communiste, les
Etats-Unis et l’Afrique du Sud ont soutenu l’UNITA et la FNLA dans leur lutte
contre le groupe de M. Neto.
Après la guerre froide, dans les années 90, le
MPLA s’est transformé en un parti social-démocrate et a établi un système
multipartist.
La guerre civile & le début de l’Angolagate
Quand même, la guerre a continue entre le
gouvernement du MPLA et l’UNITA. L’état a financé la guerre en vendant du pétrole,
l’UNITA en commercialisant les diamants.
Pour éviter des nouvelles escalades, l’ONU a
infligé un embargo à l’Angola concernant le matériel d’armement. Cet embargo a
été accepté par nombreux états, mais ignoré par des hommes d’affaire français
et russes (cf le billet de Judith).
Grâce aux contacts dans l’ancienne Union
soviétique, les prévenus ont eu la possibilité de faire la contrebande des
armes pour aider le président angolais dos Santos à lutter contre l’UNITA.
Après la mort du chef des rebelles, Jonas Savimbi,
en 2002, les deux partis ont négocié un traité de paix qui persiste jusqu'à
aujourd’hui.
Les conséquences de la guerre sont très graves. A
peu près 500.000 citoyens angolais ont été tués, 2,5 millions ont été chassés.
L’infrastructure et l’agriculture de l’Angola ont été détruits, provoquant des
famines.
Q : Pensez-vous que le trafic des armes a
prolongé la guerre en Angola ? Ou est-ce que le trafic n’a pas eu
d’influence sur le cours de la guerre ?
Sources : http://www.wsws.org/francais/News/2002/juin02/13avril02_angola.shtml
http://www.unicef.org/french/infobycountry/angola_27832.html
http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/html/angola-photos-070708
La réforme de l'éducation en France
La réforme de
l’éducation en France
La transformation
accélérée ou bien la globalisation du
monde ainsi que l’accès élargi au savoir exigent le recentrage de l’apprentissage
en cours. L’école et l’université qui sont des institutions fondamentales d’un
pays doivent soutenir d’une façon optimale les élèves et les étudiants pendant
leur développement personnel et les préparer aux exigences du monde actuel,
c’est-à-dire celles du monde du travail et de la vie quotidienne.
La France est un
des pays européens qui tente de réformer son système scolaire afin qu’il
corresponde mieux aux attentes des élèves et des étudiants et aux exigences de
notre temps. Pour cela, le ministre de l’éducation, Mr Xavier Darcos, a
présenté une réforme concernant l’enseignement primaire et secondaire, qui sera
mise en place à la rentrée 2009.
Dans
l’enseignement secondaire, c’est la classe de seconde qui sera changé. Dans ce
cas, une semestrialisation est
prévue, c’est-à-dire une division de l’année scolaire en deux semestres. À la fin de
chaque semestre, il y aura une semaine ou bien une période de bilan et d’orientation, où les lycéens auront la
possibilité de changer d’orientation et il y aura également quatre conseils de classe, deux à mi-semestre et deux en fin de semestre.
La semaine de
cours comptera 31 heures et demie
d’enseignement et sera découpée en trois groupes de matières :
Le premier bloc, appelé « matières
obligatoires » (60% de l’emploi du temps) sera composé des matières
suivantes : le français, les maths, l’histoire-géographie et l’éducation
civique, l’éducation physique et sportive(EPS), les sciences expérimentales (la
physique et la biologie), deux langues vivantes et les sciences économiques et sociales(SES).
Le deuxième bloc,
intitulé « exploration et approfondissement »
( 25% de l’emploi du temps) sera composé de quatre modules qui regroupent
plusieurs thèmes : Humanités , comportant des sujets comme par exemple
« Langues et cultures de l’Antiquité » ;
Sciences avec des sujets comme « Sciences de la vie et de la terre »
ou « Informatique et société
numérique » ; Sciences de la société, divisé en domaines comme « Initiation aux sciences de gestion »
ou « Sciences économiques et sociales » et Technologies,
comportant des catégories comme « Techniques
d’atelier et de laboratoire » ou « Design ». Déjà en troisième, les lycéens devront choisir deux
modules du premier semestre de la seconde et également formuler leurs
intentions sur ceux du deuxième semestre. Dans l’ensemble, ils devront suivre 3 modules sur quatre, mais la
composition des modules pourra varier.
Le dernier bloc, qui aura pour nom « accompagnement spécialisé et éducatif » (15% de l’emploi du
temps), permettra un suivi personnalisé. Ici, les lycéens en difficulté
obtiendront l’occasion de revoir les points mal compris et de faire plus
d’exercices. Les autres, en revanche, pourront réfléchir à leur orientation,
s’informer sur un futur métier et même rencontrer des professionnels
extérieurs.
Avec cette réforme de l’enseignement
secondaire Darcos souhaite réduire le taux de redoublement, car seulement 45%
des bacheliers arrivent en classe de troisième sans avoir redoublé une seule
fois. Mais le ministre de l’éducation souhaite également donner plus d’autonomie
aux lycéens grâce à des parcours personnalisés afin de mieux les préparer à
l’enseignement, car plus de 20% des étudiants interrompent leur cursus
universitaires au cours des deux premières années. Enfin, il souhaite accroître
le soutien et en conséquence intensifier et personnaliser les rapports entre
les enseignants et les lycéens.
Les classes de première et de terminale seront réformées en 2010/2011, mais
la réforme ne concernera pas le baccalauréat.
La réforme de la seconde n’est pas comparable à la réforme concernant les
écoles élémentaires. Mais Darcos formule des buts semblables, car elle ne
modifie pas la structure mais les postes des enseignants et elle sera
expérimentée pendant un an.
Xavier Darcos prévoit la suppression de 3000 postes de maîtres des
Rased (les Réseaux d’aide spécialisées aux élèves en difficulté), qui
comprennent des enseignants spécialisés comme les maîtres E et G, qui sont
chargés des aides pédagogiques, rééducatives et psychologiques. En même temps, il planifie la sédentarisation de ces 3000 postes dans
des écoles en difficulté, dans les zones d’éducation prioritaire ou dans
les classes réservées aux enfants handicapés pour remplacer les départs en retraites de
certains enseignants.
En revanche, deux heures de soutien
par semaine seront mises en place dans les écoles normales, sous forme d’aide
individualisée aux élèves en difficulté, et seront dispensées par des
instituteurs normaux. Les deux heures seront réparties sur quatre jours à
raison de 30 minutes par jour. Ces
30 minutes seront offertes soit à la pause de midi, soit en fin d’après-midi
après la classe, soit le matin avant le début de cours. Enfin il y aura des
cours de soutien gratuits pendant les vacances et des aides pour les devoirs de
16h a 18h.
C’est important de souligner que ces nouveautés ne sont pas satisfaisantes
et donc pas acceptées par tout le monde. Il y a eu énormément de
manifestations en France depuis
l’annonce de cette réforme, avec dans certaines villes comme Rennes et Paris,
de très violents affrontements entre les lycéens et les forces de l’ordre car il
reste des questions en suspens : est-ce qu’il y aura également des
suppressions de postes d’enseignement dans les lycées ? Le travail
hebdomadaire de l’enseignant, va-t-il augmenter ou diminuer? La suppression des
postes des Rased, va-t-il mener à plus d’échec scolaire ? Les vraies
raisons de ces suppressions de poste ne seraient-elles pas économiques ?
Sitographie :
-http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/xavier-darcos-presente-sa-nouvelle-seconde_626801.htm
-http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/darcos-passe-la-seconde_596045.html
-http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/ce-que-fait-xavier-darcos-est-catastrophique_587673.html
- http://www.leparisien.fr/liveafp-france/darcos-presente-une-nouvelle-classe-de-seconde-decoupee-en-deux-semestres-21-10-2008-284423.php
La présidence française de l'Union européenne
Sarah
Quelques indications sur une des priorités de la présidence française de
l’Union européenne : la lutte contre le changement climatique
Encore jusqu’au 31 décembre de cette année, la France préside le Conseil
européen et le Conseil des ministres de l’Union européenne (UE). La douzième présidence
française de l’UE a commencé le 1er juillet 2008. Succédant à la
Slovénie, la France est le premier pays du trio de présidence France –
République Tchèque – Suède à assurer la présidence de l’UE.
Ce semestre de présidence a été très agité avec le « non »
irlandais au traité de Lisbonne et le conflit géorgien en été 2008 ainsi
qu’avec la crise financière et la crise économique aussitôt après. Mais quel
était le programme prévu par M. Sarkozy & Cie au début des 6 mois ?
Avec son programme pour la présidence de l’UE, la France souhaitait
répondre aux « défis climatique, écologique, migratoire, alimentaire,
sanitaire, économique ou financier » qui « constituent aujourd’hui
les enjeux de la mondialisation. »[1] Grosso modo la présidence française avait défini parmi
ses enjeux quatre priorités à suivre pendant sa période en tête de l’UE : l’environnement
et l’énergie, l’immigration, la politique européenne de sécurité et de défense
et la Politique agricole commun (PAC). Une de ces priorités pouvait garder sa
présence publique malgré les problèmes auxquelles l’UE a été confrontée dans le
deuxième semestre de 2008 : l’environnement et l’énergie.
Pendant sa présidence, la France veut réagir au changement climatique et
« faire de l’Union européenne un exemple mondial en matière de protection
de l’environnement. »[2] Cette ambition concerne non seulement la politique de
l’environnement, mais également la politique énergétique européenne. En janvier
2008, la Commission européenne a présenté son paquet
« énergie-climat ». Ce paquet contient quatre propositions : la
révision du système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS - Emissions Trading
Scheme), le partage de l’effort entre les Etats membres, la détermination d’un
directive-cadre sur les énergies renouvelables et d’une directive sur le
stockage du dioxyde de carbone. Ces propositions se réfèrent aux trois
objectifs clés que le Conseil européen a identifiés en mars 2007, Tels que :
« réduire d’au moins 20 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici
2020 », « porter d’ici à 2020 la part des énergies renouvelables dans
la consommation énergétique de l’Union européenne à 20 % », « améliorer
l’efficacité énergétique de 20 % d’ici 2020 »[3]. En outre, la présidence française de l’UE veut
s’occuper de la sécurité de l’énergie nucléaire et le traitement des déchets
radioactifs.
Maintenant, quelques jours avant la fin de cette présidence française de
l’UE, il reste à demander : Qu'est-il advenu de tout cela ?
Au moins le paquet « énergie-climat » a été adopté par le
Parlement européen suite au sommet des chefs d’Etats membres des 11 et 12
décembre. Cet accord représente un grand pas vers les négociations
internationales sur le climat. La prochaine étape sera la Conférence de Copenhague
en décembre 2009 que la Présidence française de l’UE prépare et pour laquelle
elle compte sur « un accord mondial ambitieux et global sur le changement
climatique pour l’après 2012 »[4]. Mais est-ce qu’il est vrai que la crise financière et
les problèmes économiques en Europe ont évincé la protection de l’environnement
et la lutte contre le changement climatique des priorités européennes ?
Pour plus d’information sur le programme et documents (p. ex. des vidéos de
discours de M. Sarkozy devant le Parlement européen) consultez le site officiel
de la Présidence française de L’UE 2008 : http://www.ue2008.fr.
Pour un bilan, je propose aussi « le baromètre de la présidence française
de l’Union européenne » de l’Institut Thomas Moore : http://institut-thomas-more.org/barometre-pfue/barometre.html.
[1] Programme de travail de la présidence du
Conseil de l’Union européenne : http://www.ue2008.fr/webdav/site/PFUE/shared/ProgrammePFUE/Programme_FR.pdf.
[2] http://www.euractiv.fr/presidence-francaise-ue/dossier/priorites-presidence-francaise-union-europeenne-00037.
[3] Programme de travail de la présidence
du Conseil de l’Union européenne.
[4] Ibidem.
_______________________________________________________________
Sources :
http://www.touteleurope.fr: Présidence française du Conseil de l'Union
européenne.
http://www.euractiv.fr: Les priorités de la Présidence française de l’UE (03/07/2008) ; Jean-Pierre Jouyet décline les axes de
travail de la Présidence française (29/08/2008) ; François Fillon
récolte les bons et les mauvais points de la Présidence française (06/11/2008) ; Cohn-Bendit: « La présidence française de l'UE a failli» (10/12/2008).
http://www.europesworld.org: Quelles perspectives pour la présidence française de l’Union européenne
? (Été 2008, par Jean-Pierre Jouyet).
http://www.ue2008.fr: Programme
de travail de la présidence du Conseil de l’Union européenne (PDF).
http://etoile.touteleurope.fr: Mention assez bien pour la Présidence
française de l'UE (10/12/2008).
Critique de la réforme de l'éducation
La réforme de l’éducation
Critique de cette réforme
Le système éducatif a tenu une grande place dans la politique de réforme de Xavier Darcos. Après avoir eu un aperçu des réformes, nous nous intéressons aux réactions de la population et de ses opposants.
La réponse et l’action à cette réforme parmi les opposants étaient différentes.
Certains ont réagi par des manifestations, d’autres par une grève.
Dans ce qui suit, vous pouvez avoir un aperçu sur les détracteurs et leur réaction quant à la réforme Darcos.
Le 19 octobre, à 13 heures sur la place d’Italie à Paris, une manifestation a eu lieu.
80. 000 personnes, dont bien des syndicats et enseignants français, ont pour objectif la défense du service public de l’éducation.
La majorité des manifestants sont des enseignants qui ont répondu à l’appel de 47 organisations syndicales. Celles-ci redoutent que l’éducation ne soit plus une priorité.[1] Quelques hommes politiques ont aussi participé à la manifestation.
Jack Lang, l’ancien ministre socialiste de l’Éducation et Martine Aubry, la maire socialiste de Lille, se sont engagés avec les autres manifestants.
Pour renforcer leur intention, les manifestants ont employé des ballons énormes et beaucoup d’affiches qui représentaient des slogans comme par exemple « Investir dans l’école, c’est l’avenir » et des citations comme celle-là d’Abraham Lincoln « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ».
D’autres pourfendent le ministre de l’éducation avec les paroles « Darcos médaille d’or du mépris ».
En plus, les manifestants ont protesté contre la suppression des Rased en affirmant « Agir pour la réussite de tous, c’est renforcer les Rased et pas les fermer ».[2]
Les Rased sont des maîtres des Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté. Il s’agit d’une organisation en Europe, qui a été fondée en 1990 pour lutter contre l’échec scolaire. Celle comporte 11 000 membres, dont 70 000 maîtres spécialisés E pour l’aide pédagogiques, maîtres G pour les difficultés d’adaptation à l’école et des psychologues.
Le secrétaire général de la fédération Unsa, Patrick Gontier, a caractérisé la manifestation de « première vraie manifestation de la rentrée sociale ». Il a ajouté qu’ « on a posé la question de l’éducation comme une question d’avenir et les gens sont au rendez-vous. » De plus, il estime, que la « crise économique renforce le besoin de cohésion et donc le besoin de service public. »[3]
Le secrétaire général du Sgen-CFDT (Fédération des syndicats généraux de l’Éducation nationale) Thierry Cadart, est d’avis que « l’importance de la mobilisation montre que le message l’école, c’est l’affaire de tous ». Il a mis en relief que « le gouvernement va bien être obligé de retrouver le chemin des partenaires sociaux dans le dialogue et d’en finir avec les suppressions de poste massives, car on ne peut pas continuer à travailler comme ça ».[4] Selon Valérie Pécresse , la ministre de l’Enseignement supérieur, en revanche, les causes de la manifestations étaient “injustifiées et décalées”. Elle a souligné que les réformes de l’éducation ont entraîné « en deux ans des changements profonds dans l’éducation » et que cela va se poursuivre.[5]
En riposte, Gérard Aschieri, le leader de la FSU, a défendu la mobilisation en ajoutant que les manifestations « expriment beaucoup de mécontentement et beaucoup d’attente en termes de postes mais aussi d’orientations, de lutte contre l’échec et réussite de tous les jeunes ». Il a insisté pour que le gouvernement « cesse de faire l’autruche ».[6]
Après avoir passé en revue les premières informations sur la réaction des opposants de la réforme de Darcos, nous nous consacrons aux grèves qui ont fait suite aux manifestations.
Au-delà de la réforme du secondaire, les détracteurs poursuivent leur but et élargissent leur protestation dans le primaire. Les trois syndicats principaux (le SNUIPP-FSU, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT) ont lancé un appel à une grève nationale dans les écoles primaires.
Le déclencheur de la grève a été le refus de l’inspecteur de l’académie de Paris d’assumer une réunion d’information avec les syndicats sur le temps de classe des enseignants.
Le 20 novembre 2008 environ 40 % des enseignants se sont réunis dans la matinée, devant le rectorat de Paris pour faire grève. Les grévistes, dont beaucoup de femmes, ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail et particulièrement les suppressions des postes de maîtres spécialisés, à la rentrée 2009.
Les grévistes ont utilisé des banderoles avec les paroles « Ecole en grève. Halte à la destruction de l’école publique. Non aux suppressions de postes », ce qui donne à la grève une grande ampleur.[7]
En outre, les grévistes critiquent l’inspecteur qui a accepté les réformes Darcos.
C’est-à-dire les deux heures par semaine « d’aide personnalisée », pour supprimer des postes et des services minimum d’accueil.[8] Ils redoutent aussi leur manque de compétence et ajoutent que cette incompétence se sera aggravée dans la lutte contre la difficulté scolaire.
Une maîtresse a souligné l’importance des Rased en accentuant que ceux-ci « règlent des problèmes de comportement, de concentration, de troubles du langage » et qu’ « ils sont indispensable ».[9]
De la même manière, une maître G a porté dans son dos une inscription « Rased 1990-2009. Mort au combat contre l’échec scolaire ». Elle craint que les ministres supérieurs suppriment tous les postes d’enseignants en 2012 pour des causes budgétaires.[10]
Néanmoins, le recteur Quénet ne doute pas du fonctionnement du service d’accueil.
Personnellement, j’estime que les réformes du ministre de l’éducation Xavier Darcos émeuvent beaucoup des opposants et je peux comprendre leur colère. Les Rased sont des maîtres spécialisés qui ont eu une formation et qui sont bien capables d’aider les élèves en difficulté.
Par ailleurs, les Rased ont fait leur travail depuis des années, ils se sont habitués aux enfants à problème ainsi qu’au contact avec eux.
Interposer les « aide personnalisée », c’est renoncer au travail professionnel. Remplacer les Rased revient à renoncer au besoin individuel d’un élève. Les dénominations « aide personalisée » et « Rased » montrent aussi que les Rased sont non seulement des AIDES, mais aussi des PÉDAGOGES, qui travaillent en tant que professionnels et spécialistes auprès des enfants.
Pour cette raison, je pense que les Rased peuvent avoir une plus grande efficacité pour faire progresser les enfants.
De plus, on peut tenir compte du fait que nos enfants deviennent notre avenir et qu’ils ont besoin d’encouragement et d’un travail effectif pour leur développement personnel.
C’est la raison pour laquelle, j’approuve les opposants à la réforme.
Question pour vous :
La réforme de l’éducation est non seulement actuelle en France, mais encore dans les autres pays, comme par exemple en Allemagne. Pensez-vous, que cette réforme s’y heurte à une critique comparable à celle de la France ?
Sitographie :
http://www.liberation.fr/societe/0101163282-l-education-coute-trop-cher-essayez-l-ignorance
http://www.humanite.fr/L-education-nationale-tous-contre-Darcos-le-19-octobre
http://www.humanite.fr/2008-10-20_Societe_Defile-fourni-contre-l-ecole-Darcos
http://www.humanite.fr/Greve-dans-les-ecoles-primaires-de-Paris
[1] Cf. http://www.humanite.fr/L-education-nationale-tous-contre-Darcos-le-19-octobre
[2] Cf. Ibid.
[3] Cf. http://www.liberation.fr/societe/0101163282-l-education-coute-trop-cher-essayez-l-ignorance
[4] Cf. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/19/01016-20081019ARTFIG00114-mobilisation-nationale-des-enseignants-a-paris-.php
[5] Cf. http://www.humanite.fr/2008-10-20_Societe_Defile-fourni-contre-l-ecole-Darcos
[6] Cf. http://www.humanite.fr/L-education-nationale-tous-contre-Darcos-le-19-octobre
[7] http://www.humanite.fr/Greve-dans-les-ecoles-primaires-de-Paris
[8] Cf. Ibid.
[9] Cf. Ibid.
[10] Cf. Ibid.
Le Prix Nobel de Littérature
En 1896, le chimiste suédois Alfred Nobel
revendique dans son testament l’instauration d’un prix qui doit honorer des
scientifiques, des hommes d’état ou des écrivains dans des secteurs
différents : La physique, la chimie, la médecine, la paix et la
littérature.
Chaque année en octobre, les membres de l’Académie
Suédoise annoncent le lauréat du Prix Nobel de littérature, qui remporte la
somme de 10 millions de couronnes, ce qui représente 1,1 millions d’euros.
Cette proclamation publique entraîne une cérémonie
officielle ayant lieu tous les ans le 10 décembre au « Stockholm
Concert Hall » en présence du Roi de Suède. Pendant cette cérémonie
officielle le lauréat prononce un discours pour énoncer sa vision personnelle du
monde, de la société ou de la politique et pour souligner l’importance de son
oeuvre. Ajouté à cela, il reçoit son chèque, une médaille d’or et un document
calligraphié.
En moyenne, le nombre de candidats proposés s’élève
à 350 noms, mais un seul est finalement retenu par l’Académie suédoise. Cette
dernière se compose d’écrivains, d’anciens lauréats du prix Nobel ou de personnalités
reconnues du monde universitaire, pour choisir les lauréats. L’Académie affirme
sans cesse son indépendance vis-à-vis des influences externes (par exemple des
influences des politiciens) en décorant notamment des écrivains persécutés,
dont les ouvrages sont parfois interdits dans leurs pays.
Pour qu’un candidat reçoive ce prix présigeux, son
oeuvre doit convaincre au moins la moitié des membres du jury. Pendant ce
processus d’éléction, se constituent de temps à autres des discussions ou des
critiques publiques.
En 2008, le prix Nobel de littérature a été attribué
à l’écrivain français Jean-Marie Gustave Le Clézio, qui est le premier Français
à recevoir ce prix après son compatriote Claude Simon en 1985. L’Académie
Suédoise justifie sa décision en précisant que Le Clézio est un « écrivain
de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur
d’une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante. »
Jean-Marie Le Clézio est né le 13 avril 1940 à
Nice, où il passe aussi son enfance. Le futur-écrivain étudie les Lettres et
la Philosophie en Angleterre, puis pour travailler, il va aux États-Unis et en
Amérique latine.
L’écrivain est marié avec Jemia Le Clézio, avec qui
il a deux filles et partage sa vie entre Albuquerque au Nouveau-Mexique, (USA) et Nice.
Marqué par les pays qu’il a parcouru, comme par
exemple le Mexique, le Cambodge, le Nigéria ou le Guatémala, et par
l’émigration de ses ancêtres, d’origine bretonne, ayant émigré à l’Ile Maurice
en 1793, son oeuvre est fréquemment empreinte de cultures étrangères (par
exemple les livres Le chercheur d’or,
1985, et Voyage à Rodrigues, 1986,
tous les deux inspirés par un séjour aux îles Maurice et Rodrigues). Ajouté à
cela, son sentiment d’aversion envers le monde industriel joue un grand rôle
dans ses ouvrages.
Ayant un père anglais et une mère française, il reçoit
une éducation bilingue, ce qui lui offre la possibilité d’écrire dans l’une des
deux langues. Il choisit le français, par solidarité pour l’île Maurice qui
était une colonie anglaise.
Le Clézio, en utilisant le français, éprouve une
sorte d’affection pour les cultures anciennes, mais ses expériences et son
point de vue personnel du monde le mènent à réloigner de l’Hexagone. Il se sent
comme « un îlien » dont « la langue française est le seul pays,
le seul lieu où j’habite. »
L’auteur souligne que pour lui, l’écriture est une question de vie, conditionnée par un besoin intérieur. Peut-être que cela explique pourquoi son oeuvre est commandée par une critique virulente envers l’injustice et l’exploitation.
Jean-Marie Le
Clézio se distancie de l’Hexagone mais écrit en français. Est-ce que vous
pensez que c’est un comportement hypocrite ?
Sources :
http://www.republique-des-lettres.fr/10532-prix-nobel-litterature.php
http://www.republique-des-lettres.fr/10538-jean-marie-clezio.php