Blogalement Fu !

L'actualité française vue de Berlin...

17 février 2009

A propos du billet „Sur le succès de Bienvenue chez les Ch’tis“

Le billet « Sur le succès de… » établie une liaison entre la réussite commercial du film et sa signification au–delà du contexte strictement cinématographique : la thématique choisie dans la fiction constitue un reflet de ce qui se passe dans l’actualité en France, peut être même en Europe. Les dialectes et langues minoritaires se voient menacés par la force imparable de la globalisation, pour la nécessité de construire et défendre un système homogène et centraliste.

On a aimé le point de vue adopté dans le texte, la volonté d’analyser les raisons pour lesquels une comédie apparemment simple et sans prétentions invite à la réflexion et peut être interprété comme symptomatique –par rapport aux phénomènes culturels mais aussi sociologiques et linguistiques. 

Dans son billet l’auteur expose d’abord ce que le film a de particulier et considère les circonstances de son succès. Le fait qu’un dialecte et les stéréotypes qu’on y associe souvent soit l’élément principal du film sont mis en relief. Cette idée est le point de partie pour la thèse dans la deuxième partie du texte, où l’auteur essaye de voir un changement dans la mentalité des français vers la centralisation qui caractérise son pays dans presque tous les domaines.

Actuellement les médias jouent un rôle décisif dans nos vies, ne pas seulement étant donné son influence dans nos actes, mais aussi dans la définition de notre identité. De manière consciente ou pas, les décisions qu’on prend pour passer notre temps libre nous définissent aussi. Même quand on suive une tendance générale, on est aussi responsables –tout le monde parle du film, tout le monde l’aime, il faut aller le voir, soit pour avoir une opinion propre ou au moins pour ne pas être en dehors du groupe.

Dans la conclusion, le concept de « cinéma national » est abordé en abstract : d’un côte on peut considérer la situation du cinéma français en dehors de la France, de l’autre la répercussion des sujets traités et son rapport avec la société où ils sont créés.

Cristina Diz Munoz

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27 janvier 2009

L’identité du film français

La sortie du film « Bienvenue chez les Cht’is » de Dany Boon a déclenché une discussion presque infinie sur son (soit-disant) nouveau concept. Un film dont la problématique abordée s’adresse directement au peuple français. Ce concept est bien vu mais malheureusement très rare à présent. Le cinéma français s’oriente toujours à des idées anciennes. Mais quel est l’ancien concept des films et qu’est-ce qui fait l’identité d’un cinéma national ? Est-ce que le cinéma français peut se détacher de l’ancien concept ?

 

L’article « Le cinéma français vu de l’étranger : « peu d’action et beaucoup de dialogues », est paru en mai 2008 dans Le Mensuel de l’Université. Il s’agit d’un entretien avec Ginette Vincendeau, professeur au King’s College de Londres, et informe sur l’exportation des films français en Europe et leurs réceptions variées dans ces pays. En outre, l’interviewée démontre que le cinéma français prend une place particulière en Europe, grâce à son système culturel.[1]

Un autre article intitulé « Trop de films ! » de Jean-Luc Wachthausen, publié le 3 décembre 2008 dans Le Figaro, parle de la quantité immense des films français sortant au cinéma. Ce problème est, d’après l’auteur, dû au système cinématographique en France qui permet de produire de nombreux films moyens.[2]

 

Dans le premier article, Ginette Vincendeau illustre les avantages du système culturel français pour la production des films, en expliquant que le soutien de l’industrie cinématographique figure au budget de l’État. Selon la professeur, il est important de soutenir cette culture, mais d’autre part, cela lui allègue un caractère officiel. De son côté, Jean-Luc Wachthausen reproche à ce règlement qu’il entraîne une production favorable à des films moyens « qui auraient plus leur place à la télévision ».

Quant à l’exportation des films français, Ginette Vincendeau note que ce sont les productions de marge, souvent des œuvres extrêmes ou moins populaires qui sont distribués à l’étranger. Ceci lui permet de constater que le cinéma populaire, la comédie ne s’exportent pas réellement. En donnant l’exemple du succès du film « Ma Mère » de Christophe Honoré, obtenu à Londres, un film marqué de violence et de sexe, elle souligne cet aspect extrême.

En analysant la réception européenne des films français dans les différents pays, elle constate que même s’il existe un programme d’aide à l'industrie cinématographique pour l’échange du cinéma, il est difficile de les rendre plus appréciables. En effet, les films français sont perçus comme des films avec peu d’action et beaucoup de dialogues, qui sont silencieux et lents, et qui s’adressent à un public âgé et cultivé. Cependant elle remarque que les comédies s’exportent bien en Allemagne et en Italie. Le film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » qui a eu du succès même à l’étranger, fait selon l’auteur toutefois partie de ces films nostalgiques, prédestinés à un public âgé, mais avec une exception marquante : des effets spéciaux, qui attirent de même un public plus jeune. En outre, elle évoque les années 1980, où l’on considérait que le cinéma français suivait la devise du « cinéma du look ».

Jean-Luc Wachthausen critique cette identité, cette image du film français. Il affirme les désavantages de ce système culturel, qui agit comme un moteur pour l’exploitation des films sans vrai sens et sans aucune particularité.

Les films français ont, pour conclure, une certaine image ou une réputation significative, qui se remarque autant en France que dans les autres pays européens. C’est une identité du cinéma national que le peuple rend insatisfait. Seuls quelques nouveaux films, comme « Bienvenue chez les Cht’is » (sorti en Allemagne, au Royaume-Unis, en Italie et en Espagne) permettent de reconsidérer cette image et laisse à en espérer plus du même genre.

Concernant l’article de Ginette Vincendeau, on peut se poser la question si cette image citée existe effectivement. Il est intéressant de voir la conséquence qu’entraine l’aide financière pour la production. Comme Jean-Luc Wachthausen l’a dit, les films qui sortent sont en majeure partie d’une qualité moyenne. Consultez par exemple ce site web pour vous informer sur les films de cette semaine : http://www.allocine.fr/film/cettesemaine.html .

Est-ce que le film « Bienvenue chez les Cht’is » représente vraiment une nouvelle stratégie de cinéma ? Est-ce qu’on peut déjà voir des changements ?



[1] http://www.lemensuel.net/Le-cinema-francais-vu-de-l.html

[2] http://www.lefigaro.fr/cinema/2008/12/03/03002-20081203ARTFIG00441-trop-de-films-.php

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21 janvier 2009

Le Louvre Abou Dabi: Un échange de cultures entraîné par l’argent

par Lea


Une pyramide en verre, un bâtiment prestigieux et chargé d’histoire au coeur de Paris, la Joconde photographiée par des centaines de Japonais par jour… Voilà ce à quoi on pense quand on parle du Louvre.

Seulement, depuis peu, ce nom mythique a acquis une nouvelle signification, ainsi qu’une nouvelle patrie: sous l’appelation "Louvre Abou Dabi" doit s’ouvrir une "succursale" de cette institution sur une île des Émirats Arabes Unis.

Cela fait partie d’un projet ambitieux lancé par le gouvernement des Émirats Arabes Unis dans le courant de l’année 2005. Il y est question de transplanter plusieurs grands musées sur l’île artificielle de Saadiyat, ou "île du bonheur", afin de créer une métropole culturelle d’importance mondiale au sein du Proche-Orient.

En ce qui concerne le Louvre, un accord a été signé le 6 mars 2007 entre le gouvernement de la République Française et celui des Émirats Arabes Unis. La France, ou plus précisément l’Agence internationale des musées de France[1], offre à Abou Dabi une aide globale: premièrement, elle s’occupe de la conception et de la réalisation du batîment, comme il doit correspondre aux standards des grands musées internationaux ce qui concerne la conservation, la présentation des œuvres et l’accueil du public. Les experts de l’Agence accompagnent deuxièmement la formation de la collection[2] du musée, et comme la collection sera assez incomplète au début, les musées nationaux de la France, donc membres de l’Agence, prêteront troisièmement des œuvres au nouveau musée en rotation pendant 10 ans. La quatrième tâche consiste en la programmation d’expositions temporaires. Enfin, l’Agence doit s’occuper de la formation de l’équipe de direction et du personnel du Louvre Abou Dabi.

En contrepartie, l’Agence recevra des grandes sommes des Émirats, au total 700 millions d’euros, dont 400 millions d’euros seront payées pour l’usage du nom du Louvre comme "marque" pendant 30 ans. Il est important de noter qu’il est peu conventionel de payer pour des prêts d’œuvres entres des musées et entre des pays. Les Émirats Arabes Unis ne rémunéront pas seulement pour les engagements de l’Agence, ils soutiennent en plus le musée du Louvre et les autres musées nationaux en France par un mécénat. Les mécènes en seront récompensés par la dénomination de certaines salles dans le Palais du Louvre d’après un cheik d’Abou Dabi.

Le lancement de ce projet exceptionel fait l'objet de débats controversés depuis 2006 et a suscité des réactions polémiques en France. Des nombreuses critiques ont signé une pétition[3] qui se base sur un article dans "Le Monde" par Françoise Cachin, Jean Clair et Roland Recht, les trois historiens de l’art et des experts ce qui concerne le monde muséal. Ils s’opposent à la « commercialisation […] du patrimoine public » [4] et ils craignent que le Louvre Abou Dabi ne soit que le début d’un développement dangereux dont la fin sera marquée par l’ inaccessibilité aux objets du patrimoine pour le large public, comme le musée à Abou Dhabi sera réservé aux riches. Les auteurs de l’artcile soutiennent les prêts gratuits tandis qu’ils critiquent ceux qui font partie d’une transaction, et ils s’inquiètent des risques de menaces sur l'intégrité des œuvres: « Que l’on puisse rêver d’un monde où circuleraient librement les hommes et les biens de consommation est légitime. Mais les objets du patrimoine ne sont pas des biens de consommation, et préserver leur avenir, c’est garantir, pour demain, leur valeur universelle. »4

Des autres critiques ne sont pas d’accord avec le gouvernement qui considère le projet comme un échange de cultures. Ils reprochent aux Émirats Arabes Unis de pratiquer une censure réligieuse ce qui contredit cet échange. Ils supposent donc que des tableaux de la crucifixion ou des nus ne seront pas exposés bien qu’ils fassent parti du patrimoine culturel universel. [5]

Mais les critiques ne sont pas seuls à juger le Louvre Abou Dabi. Comme leurs adversaires, les partisans du projet soulignent l’importance des valeurs françaises et particulièrement de la culture française, mais eux, ils concluent qu’il faut absolument les diffuser dans tout le monde.[6] Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de Culture jusqu’au mai 2007, préférait parler d’un « dialogue des cultures » et de la « création de passerelles entre les civilisations »orientale et occidentale. Christine Albanel, successeuse de Monsieur Donnedieu de Vabres, renforce cette attitude en rappelant que les bénéfices seront utilisés entre autres pour créer dans la proche banlieue parisienne un centre géant qui regrouperait les réserves de plusieurs musées menacées par les crues de la Seine. L’argent des cheiks aiderait donc à préserver les œuvres du Louvre.

 

325px_Saadiyat_Island_Model_Pict_3Transformée en une construction futuriste, une immense coupole sous laquelle se groupent des batîments planants au-dessus de l’eau, la pyramide est en train d’émigrer dans son milieu naturel et devient donc le "Louvre des salbles". Mais ce n’est pas seulement la forme qui est différente de celle du Louvre à Paris, c’est aussi son orientation à un certain public: les touristes et les riches Arabes. Si cela contribue à un vrai dialogue du cultures, on peut en douter.

Le terme de "vente de l’âme" me semble être trop dramatique, il s’agit plutôt, à mon avis, d’un projet qui ne sert qu’au gain de prestige de quelques individus, mais qui a un bon effet secondaire: il rend possible aux musées de la France de protéger leurs œuvres. Comme ça, tout le monde interessé à l’art en profite. Ceux interessés à l’éthique, par contre, auront du mal à accepter la naissance de ce musée exceptionel. 

 


 

[1] La création de cette agence fait parti de l’accord.

 

[2] Vincent Pomarède, directeur du département des peintures du Louvre, sur le contenu des expositions: « L'accord prévoit de présenter des objets majeurs dans les domaines de l'archéologie, des beaux-arts et des arts décoratifs répondant aux critères de qualité du Louvre et des grands musées français.“

 

[3] Selon Jack Ralite, sénateur, cette pétition a été signé par 5500 personnes jusqu’au 25 Septembre 2007.

 

[4] "Les musées ne sont pas à vendre“

 

[5] Jusqu’à aujourd’hui, où le musée n’existe pas encore, on ne sait que d’une censure du site de la Réunion des Musées Nationaux (RMN) dans les Émirats Arabes Unis.

 

[6] Comme le dit Jack Lang, ancien ministre de la Culture: « Ne jouons pas les vierges effarouchées. A partir du moment où les musées gardent la maîtrise scientifique et morale de leur expertise et de leurs œuvres, tout va bien. Dans la guerre culturelle mondiale, il est heureux que les Français se battent pour que notre conception de la culture soit présente ».

 

 

 

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19 janvier 2009

Soeur Emmanuelle 2

Sœur Emmanuelle: Mission accomplie.

Sœur Emmanuelle, de son vrai nom Madeleine Cinquin est née le 16 Novembre 1908   à Bruxelles et est décédée le 20 octobre 2008 à l´âge de 99 ans laissant beaucoup d´orphelins.

Elle fut surtout connue pour ses oeuvres caritatives dans le monde, plus précisément en Egypte où elle s´est battue auprès des plus démunis. Elle est un symbole dans l´opinion Française de la cause des déshérités comme l´abbé Pierre.

Elle fut souvent surnommée la petite soeur des chiffoniers.

les plus belles années sont pour elle, ces 22 années passées en Egypte auprès des chiffoniers. Lorsqu´elle s´y installe dans les années 1980, leur quartier n´est alors que des cabanes en bidons. Elle y fera construire des logements en dur avec eau et électricité, des crèches et des écoles, 

L´école de MOTACAM au Caire construite en 1982 accueille un millier d´écoliers, et aujourd´hui 85% des enfants y sont scolarisés.

Fondatrice d´Asmae

Fondée en 1980 par Sœur Emmanuelle, Asmae est une ONG de solidarité internationale. Elle agit conformément aux principes de sa fondatrice: s’enrichir des différences et travailler systématiquement en partenariat avec les populations locales.

L’association développe plus de 68 programmes dans les domaines de l’éducation et de la santé: accueil et accompagnement d’enfants des rues, parrainages, accès à l’éducation et aux soins, soutien scolaire, activités d’éveil, enseignement ludique de la lecture dans les écoles, sensibilisation de familles à l’hygiène, formation d’éducateurs à la prise en charge spécifique des enfants handicapés...

L’association Asmae-Association Sœur Emmanuelle est présente dans 8 pays: Burkina-Faso, France, Egypte, Inde, Madagascar, Philippines, Liban et Soudan. Aujourd’hui, plus de 70 000 enfants bénéficient des actions d’Asmae.

Ses objectifs

Elle développe ses actions auprès des enfants handicapés, isolés, maltraités.

Dans les actions d’accompagnement de la petite enfance.

Elle met en place et développe les programmes d’intervention en zone rurale.            

Ses moyens

Asmae envoie des missions professionnelles d’une durée de 12 à 24 mois sur le terrain au cours desquelles ces volontaires (une trentaine à ce jour) contribuent à mettre en œuvre les programmes et transfèrent leurs compétences aux populations locales (psychologues, éducateurs, psychomotriciens, gestionnaires...).

250 bénévoles au siège et sur le terrain participent au fonctionnement et aux actions de l’association notamment à travers des chantiers de solidarité internationale. Quelques 1200 parrainages permettent d’assurer la scolarité d’environ 1800 enfants

<<Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage … ca vivifie et ton amour peut faire des miracles>> [Sœur  Emmanuelle].

Peut  on parler dans le cas de soeur Emmanuelle qu´elle a fait des miracles ?

Sources: http://www.asmae.fr

Posté par ydende à 23:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2009

Soeur Emanuelle

  Soeur Emanuelle – La mère de la France

[1]

Soeur Emanuelle est née le 16 novembere 1908 à Bruxelles. Son nom de naissance est Madeleine Cinquin. Elle est l’enfant d’un père juif et d’une mère chrétienne. Avec ses trois sœurs et frères, elle grandit entre Paris, London et Bruxelles. En 1914, à l’âge de six ans, elle a perdu son père. C’était une expérience très dure pour elle, mais c’était aussi son premier contact avec dieu.

La jeune Madeleine abandonne aller à l’université pour qu’elle soit une nonne à Londres.

Après terminer ses études des sciences philosophiques et réligieuses; elle choisit aider les enfants pauvres. En 1931, à l’âge de 23 ans, elle choisit le nom Emanuelle. Ca signifie sa liaison avec dieu. Parce que en hebreu, <<im, em>> veut dire <<avec>> et <<el>> est la même chose comme >>dieu<<[2].

Elle quitte l’Europe pour travailler à Istanbul dans une école pour aider des enfants pauvres.

Elle atrappe la typhiode, mais elle combat la maladie.

Après sa victoire contre la maladie, elle commence à donner des conférences pour lutter contre les inconvénients et la misère.

Après la mort de sa supérieure, Sœur Emanuelle décider d’aller à la Tunesie. En 1959 elle s’installe à Instanbul encore une fois.

De 1964 à 1971 elle travaille à Alexandrie en Egypte. Cétait son pays préféré. En Egypte , on lui appelle <<La Sœur des Balayures>> : Parce qu’elle s’engage pour des enfants qui vivent sûr les dépotoirs. En Egypte elle lutte contre la lèpre et les autres maladies. Elle commence publie beaucoup de livres pour informer le monde de la misère.

Sauf de son engagement, elle lutte contre le pape à Rome. Pour Sœur Emanuelle , c’est l’église catholique qui ne lutte pas contre la pauvrété. Elle accuse le pape avec des lettres publiques de profiter de sa vie et de fait sa pelote.

Le pape ignore toutes les lettres de Sœur Emanuelle, mais la incorruptibilité de Sœur Emanuelle est une raison pourque la nonne est une personnalité très populaire en France.

Elle est même mieux fameuse que les stars du rock en France.

A l’âge de 99, elle est décédée [3]. La France était en deuil pour la fameuse nonne.



[1] www.24heures.ch

[2] www.Vorname.com

[3] http://www.rfi.fr/actude/articles/106/article_714.asp

Posté par Portatius à 08:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2009

La crise financière. Conséquences en France

La crise financière. Conséquences en France.

Depuis l'été 2007, plusieurs signaux avaient annoncé la crise financière mais ils ont été souvent minorés. Les Français ont longtemps eu le sentiment que la crise que connaissaient les Etats–Unis les épargnerait. En raison du discours rassurant des autorités politiques mais aussi des économistes, même les difficultés de fonds de placement gérés par Axa ou BNP Paribas durant l'été 2007 n'ont pas été perçues comme des signaux avant–coureurs de difficultés à venir.

La crise est d'une ampleur jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Les experts considèrent que le modèle de développement est à repenser en profondeur. L’économie a besoin de régulations. Il faut en passer par un rééquilibrage entre le marché et la puissance publique.

Les dernières données émanant de l’Insee (Institut National de la statistique et des études économiques), des douanes ou du ministère de l’économie n’incitent guère à l’optimisme. Il y a eu une basse de la production de l’ensemble de l’industrie, l’énergie et l’agroalimentaire. Le déficit commercial français s’est creusé de 6,250 milliards en septembre, ce qui ne s’était jamais vu. Sur un an, il frise les 55 milliards d’euros. Les principaux partenaires européens de la France (Royaume–Uni, Espagne, Allemagne et Italie) sont eux–mêmes en difficulté et leur demande a nettement diminué. Les exportations françaises ont donc reculé, pour s’établir à 34,3 milliards d’euros. Cette situation devrait durer : en Allemagne, la production industrielle a connu au mois de septembre sa plus forte baisse depuis treize ans, et les industriels européens anticipent un net ralentissement de leurs productions dans les prochains mois. Quant aux importations françaises, elles sont en train de ralentir aussi.

La dégradation des finances publiques est nette. Eric Woerth, le ministre du budget, et Christine Lagarde, la ministre de l’économie, ont d’ailleurs revu à la baisse leurs hypothèses de croissance. Au 30 septembre, le solde général d’exécution du budget était négatif de 56,6 milliards d’euros, soit 4,4 milliards de plus qu’à la fin septembre 2007, et les rentrées de l’impôt sur les sociétés (IS) et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fléchissent. 

Le marché du travail subit aussi le contrecoup de la crise. Selon les données de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), le rythme de progression des intentions d’embauche, hors intérim, décélère. Le comportement de chacun comme consommateur ou épargnant pèse sur les orientations générales de l'économie et c’est évident que les choix de chacun comme citoyen jouent un rôle fondamental. Les experts considèrent que, sous l'impact de la crise financière, le gouvernement doit faire face à un scénario catastrophe pour l'an prochain. Pour Bruxelles, la France est déjà entrée en récession. Et la croissance y restera négative au moins tout le premier semestre 2009.

Face aux dérèglements incontrôlés de l’hyper capitalisme financier actuel, il est donc impératif d’améliorer la régulation financière. Il faudra renforcer les règles applicables aux banques et les systèmes de surveillance des marchés, créer des mécanismes d’alerte précoce au niveau du FMI et des superviseurs européens, réformer les normes comptables pour éviter l’effet de contagion. Mais surtout il faudra créer des agences publiques de régulation, mieux encadrer les rémunérations des opérateurs financiers pour éviter les bonus astronomiques, assurer la transparence du système en commençant par supprimer les conflits d’intérêt des agences de notation et lutter réellement contre les paradis fiscaux.

Sources: Libération, Le Monde, Figaro, Le Nouvel Observateur.

 

Posté par bm3diz à 16:50 - Crise Financière - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2009

L'union européenne sous amphétamines- bilan de la présidence francaise

Bettina Mäter
L'union européenne sous amphétamines-
bilan de la présidence francaise

La France, naturellement hostile aux reformes, se trouve sous le gouvernement d'un président
hyperactif. Les reformes incessantes du président francais font de lui un leader à part. Pourtant, ses
reformes ne passent pas très bien auprès des électeurs francais. Peu nombreux sont ceux qui
approuvent ses actions au sein de l'Hexagone.
La situation change si l'on quitte la France. La présidence francaise a bouleversé l'union
européennne et la réputation du président francais s'est repandue bien au delà des frontières
francaises.
Il y a quelques mois, la presse internationale était unanime à critiquer Sarkozy. Aujourd'hui on est
loin de l'image du président francais qui agacait tout le monde et que l'on jugait à l'étranger de
fanfaron. Les observateurs mettent en évidence son énergie tout en soulignant son aura de président
en exercice de l'Union européenne ( cf.: „Super Sarko sauve le monde“, „il avale les crises comme
un drogué“, „la vedette du semestre“, „un“gross, gross“ président européen“, „Speedy Sarko“,
„hyperprésidence“). Celui qui a été critiqué jusqu'à présent comme obnubilé par lui-même, radical,
enclin à prendre des risques et menant une politique tapageuse, s'est avéré utile dans la mesure ou il
est anticonformiste et doté d'une prodigieuse énergie.
Paris a annoncé une présidence politique. Et c'est ce qu'elle est devenue, mais peut-être pas sur les
sujets que l'on attendait. Ce n'est pas la défense, l'immigration, l'agriculture ou le climat mais plutôt
le conflit russo- géorgien et la crise financière et économique qui ont marqué ses actes politiques.
Problèmes pour lesquels l'Europe figée dans sa bureaucratie n'est pas préparée, semble-t-il.
Bouleversée par de nombreuses crises l'Union européenne arrive, dans l'ensemble, à trouver des
solutions. Le mérite en revient notamment à son président Nicolas Sarkozy. L'Europe a joué au sein
des dernières crises un rôle inhabituellement dynamique depuis que Sarkozy en a pris la présidence.
L'hyperactif chef de l'État francais a dirigé avec soin les opérations et l'on doit reconnaître qu'il a
bien géré ces crises. Même les plus serieux détracteurs du président francais, comme Jean Claude
Junker ont fini par lui rendre hommage: „ Jamais [...] je n'ai vu l'Europe gouvernée avec autant de
force.“
Les risques qu'il a pris ont payé. Prenons sa rapidité dans le conflit russo-géorgien. Même si l'on
reproche au président d'avoir négocié une vague trêve il a quand même et surtout réussi à mettre fin
aux combats.
Il a amelioré les relations entre la France, les Etats-Unis, Israel, ses voisins nord-africains et
l'OTAN. Avec la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN il rompt
avec la politique de défense francaise héritée du général de Gaulle.
Soudain l'Europe pale avec sa bureaucratie toute-puissante qui l'émpêche parfois d'agir.
L'hyperactif Sarkozy a utilisé la présidence de l'UE comme un tremplin qui lui a permis de
convaincre ses partenaires européens de rester unis face à la crise et d'assoir ses propres ambitions
sur la scène mondiale.
Mais dans son propre pays Nicolas Sarkozy reste plus impopulaire que dans le reste du monde.
Certes, il n'est ni le dalai-lama ni Ghandi mais il a donné naissance à une véritable politique
européenne. La présidence est plutôt considérée par le pays qui l'exerce, comme un semestre passé à
accueillir expositions et autres mondanités. C'est à Sarkozy que l'on doit d'avoir donné une réelle
signification à la notion de présidence européenne.
Prochainement c'est à la République tchèque d'occuper la présidence tournante de l'UE. Que serait-
il devenu de la Géorgie si quelqu'un d'autre que Sarkozy avait occupé la présidence? Certes la
France dispose d'un appareil diplomatique étendu et profite d'une grande expérience historique dans
le jeu des grandes puissances. Malgré tout, la personalité et le style de Sarkozy sont devenus des
éléments importants de sa politique. C'est peut-être ce qui constitue sa force. De plus, il est
toujours possible que le gouvernement de Prague chute l'année prochaine, au moment ou il devrait
gouverner l'UE. Il n'est donc pas gratuit de se poser la question de l'avenir de l'Union européenne
renforcée.
De surcroit, Sarkozy vise, semble-t-il a renforcer le rôle de la France en dehors de sa sphère
d'influence traditionelle. Il se déclare prêt a discuter avec tous les dirigeants, malgré certaines
violations des droits de l'homme, ce qui bien sûr prête à la critique. Ainsi, Sarkozy lors de son
voyage en Syrie et de l'accueil officiel du président syriens lors de la cérémonie du 14 juillet à Paris
profite du déclin de l'influence américaine pour renforcer globalement l'influence francaise. De
plus, le président francais a obtenu une plus grande crédibilité aux yeux de Moscou par sa politique
d'ouverture envers le pays d'Europe centrale et orientale ce que ces prédecesseurs avaient négligés,
sinon méprisés.
→ Que serait-il devenu de la Géorgie si quelqu'un d'autre que Sarkozy avait occupé la présidence?
→Qu'est-ce qui changes avec la présidence tchèche et quelles problèmes peuvent apparaître?
→Que pensez-vous de la politique d'ouverture de Nikolas Sarkozy?
→D'ou vient cette supériorité du président francais au sein des G8?
Sources
● Un „gross, gross“ président européen, Frankfurter Allegemeine Zeitung, Francfort, Michael
Wiegel
● A lui la médaille du mérite! Frankfurter Allgemeine Zeitung (extraits), Francfort, Günther
Nonnenmacher
● Un Moyen-Orient bleu-blanc-rouge, The Guardian, Londres, Matthias S. Klein
● Enfin un capitaine à la barre de l'Europe!, The Guardian (extraits), Londres, Julian Borger
● Dans la ligne de Blair et de Koizumi, The Age (extraits), Melbourne, Tim Colebatch
● La France sous amphétamines, The New York Times (extraits), Etats-Unis, Roger Cohen
● Le coup de poker géogien, Newsweek, New York, Tracy McNicoll
● Le pire, c'est que le culot, ca marche, El País (extraits), Madrid, Maruja Torres
● Le grand homme et le saint homme, ABC, Madrid, Olegario González de Cardedal
● Gordon Brown et Angela Moerkel n'ont pas dit leur dernier mot, Süddeutsche Zeitung,
Munich, Stefan Kornelius
● Les partenaires de la France oscillent entre espoir et inquiétude, Le Monde, Thomas
Ferenczi
● Danke Sarko! Die Zeit, Hamburg, Gero von Randow

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08 janvier 2009

La rentrée littéraire

La rentrée littéraire est un phénomène en France qui perdure ainsi depuis le début du XIXème siècle. Chaque année, à partir de la fin d’août, les experts commence à scruter quelque 1.500 romans et essais de saison qui s’empilent sur les étals des libraires. L’objectif est bien sûr d’en vendre en maximum. Vers la fin-octobre / mi-novembre, ce boom des parutions de nouveaux libres se termine en fêtant les grands moments tant attendus : Le Prix Goncourt, Renaudot, Médicis, Femina, etc. . Le simple ajout d'un bandeau sur la couverture d'un livre portant le nom du prix obtenu, peut faire augmenter énormément les ventes, surtout pour les prix les plus prestigieux tel le Goncourt.

Cette année, 676 romans sont parus, une cinquantaine de moins qu’en 2007. Cela tient au fait que les grandes maisons d’édition comme Gallimard et Actes Sud ont réagi à la période de baisse de pouvoir d’achat en réduisant leur production.

Tout de même, 466 romans française et 210 romans étrangers sont sortis, mais c’est en vain qu’on cherche des pavés type « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell.

91 premiers romans, contre 102 en 2007, tentent leur chance en librairie. Comme les auteurs de premier roman travaillent comme journalistes, éditeurs, traducteurs et même libraires, ils sont déjà connus des milieux culturels.

Mais d’où vient cet évènement traditionnel ? La cérémonie de la rentrée littéraire est devenue tellement habituelle que plus personne ne se pose la question de ses origines. Elle est due à la création des prix littéraires d’automne, par exemple le Prix Goncourt.

Au XVIIIème siècle, les salons littéraires étaient très à la mode. Les érudits et les hommes de lettres se rencontraient afin d’échanger leurs points de vue sur la littérature. A la moitié du XIXème siècle, les frères Jules et Edmond de Goncourt ont créé leur propre groupe, inspirés par ces salons anciens. A la mort prématurée de Jules, Edmond de Goncourt a décidé de préparer un testament qui chargeait son ami Alphonse Daudet de constituer une société littéraire avec sa succession : l’Académie Goncourt d’aujourd’hui.

Les éditeurs se sont adaptés à l’attribution des prix en publiant leurs nouveautés en septembre ce qui multiplie les chances d’obtenir un prix littéraire.

Grace à ces racines historiques, on peut parler d’une valeur culturelle de la rentrée littéraire. Les salons littéraires du XVIIIème siècle sont devenus publics. Tout le monde se participe à la tradition de discuter des œuvres littéraires. On parle d’une cinquième saison. Les médias y apportent aussi leur contribution. Déjà avant août, les journaux présentent leurs unes en montrant leur impatience pour les prix littéraires ou l’apparition du top 10 des meilleures ventes. 

En fait, il faut considérer aussi le côté commerciale. Les maisons d’édition veillent bien sûr que les romans paraissent au bon moment pour aboutir à la plus grande vente possible. Il est presque impossible de publier un roman en dehors de cette période. Si le roman paraît avant les vacances d’été, il est dévalorisé et considéré comme roman de vacance. S’il sort avant Noël, il est catalogué comme « roman de cadeau » et après Noël, personne n’a plus d’argent. Seulement les auteurs très connus et couronnés de succès peuvent se permettre de publier à une autre date. Pourtant, même la rentrée littéraire a ses embûches car pendant trois mois, il est décidé si le roman existera ou disparaîtera. Au final, il n’y a qu’un petit nombre d’heureux élus tandis que les noyés dans la masse resteront dans l’ombre.

En conclusion, la rentrée littéraire représente la culture et l’intention économique de la même façon parce qu’elle dynamise le secteur de l’édition et redonne à la lecture une place centrale dans la culture. En outre, elle favorise la présentation des nouveaux talents.

La rentrée littéraire : un coup marketing des gros éditeurs ou réelle actualité culturelle ?

Rentrée littéraire 2008 : 676 romans en librairie.

http://www.republique-des-lettres.fr/10489-rentree-litteraire.php

Les origines de la rentrée littéraire http://www.linternaute.com/sortir/livre/rentree/dossier/histoire.shtml

http://www.fluctuat.net/6036-Rentree-litteraire-2008

676 romans cet automne ! 

http://culture.france2.fr/livres/actu/44501508-fr.php

676 nouveaux romans à la rentrée

le figaro

Posté par neferure à 17:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2009

La perception de l'art de nos jours à l'exemple de la polémique du projet « Louvre Abou Dhabi ».

JE (ELIZA) SUIS DÉSOLÉE DE POSTER CELA SUR BM3ORTIZ; MAIS MÊME APRÈS AVOIR CRÉER MON ACCOUNT ET ACCEPTER L'INVITATION EMAIL; LE BLOG N'APPARAIT PAS!


J'ai été victime d'un petit désenchantement l'année dernière, lorsque étudiant à Heidelberg l'histoire
de l'art, je m'apprêtait à passer un concours pour entrer à la fameuse école du Louvre de Paris.
J'ai fini par choisir Berlin, question de cœur, mais pour me préparer à ce concours à l'époque, j'ai fait le choix de lire « Malaise dans les musées » de Jean Clair, renommé conservateur des Musées de France et qui est connu pour ses essais sur l'art et l'esthétique. Dans son livre, je suis tombée sur ce thème, que j'avais déjà quelques fois perçu dans la presse, mais auquel je n'avais pas prêté une grande attention auparavant: le projet de construction d'un « enfant » du Louvre, le « Louvre Abou Dhabi » de la capital des Émirats arabes unis.

Avant de vous proposer une approche se basant sur la perception actuelle de l'art et de l'esthétique, j'aimerais vous informer brièvement sur ce projet, déjà signé:
Le Louvre a cédé sa « marque » à Abou Dhabi pour une période de 30 ans avec un bénéfice de 700 million d'euros pour les droits sur cette « marque ». Pour les expositions permanentes et les salles d'expositions temporaires qui y sont planifiées, des prêts à long terme de centaines d'œuvres de collections publiques vont être fait et l'expertise des musées français dans l'acquisition des œuvres destinées à former la collection permanente du musée, va être consulter. Dans ce contexte là, la direction des Musées de France parle de valoriser le patrimoine français à l'étranger, le ministre de la Culture formule cette pensée en affirmant que « les musées de France ont le devoir de contribuer au rayonnement intellectuel de la France» au nom d'une culture universelle. Les opposants, parmi eux les 39 conservateurs du Louvre qui avait rédigé un appel, constatent surtout  une aliénation du patrimoine pour une rentabilisation des réserves du Louvre – un fait catastrophique du point de vue de l'identité culturelle et de la perception de l'art en tant que principe métaphysique et sacré, exprimé sous forme d'une œuvre. En effet comme Jean Clair le formule:

« L'idée d'une contrepartie financière du projet est en contradiction avec l'éthique des musées publics qui a pour fondement le désintéressement des prêts, seul garant de la préservation des œuvres et d'une diffusion culturelle équitable». De plus, il souligne que « le principe de la participation des musées français à la politique d'acquisition d'un État étranger est en contradiction avec les missions des conservateurs du patrimoine. ».

Nous constatons ici, que la soi-distante diffusion du « rayonnement intellectuel de la France » est surtout une politique de gestion de marque, que la proclamation d'une nécessité d'universalité de la culture est un doux euphémisme pour la globalisation de nos jours, qui cette fois-ci a choisit le rôle de l'art: les œuvres quittant leur lieu initial, détachées ainsi de leur valeur historique d'un contexte français ou bien européen, circuleront alors comme un billet de banque pour être introduit dans un circuit économique. Le musée public fonctionnera-t-il alors comme une entreprise privée? Les soucis des conservateurs ne sont pas à sous-estimer.

Le lieu du crime lui aussi fait frissonner les amoureux de l'art entre nous:
île de Saadiyat, « île du bonheur », au large d'Abou Dhabi, sable fin, beach resort, hôtels de grand luxe, terrains de golfs, yachting-club, piste de ski artificielle et évidemment un cultural district à l'image du Louvre ne devrait pas y manqué. C'est décidément à ce Las Vegas des Émirats que la France veut vendre son âme culturelle?
Mais peut-on vendre l'histoire culturelle d'un pays? Peut-on dénationaliser les collection d'une nation? N'y a-t-il un bout d'identité culturelle qui se perd ou tout du moins se souille?
Je ne peux que reprendre les mots de Jean Clair: «l'œuvre d'art n'est ni foraine ni universelle ».
En effet on essaye de nous faire gober une utopie d'un dialogue universel des cultures alors qu'on assiste plus ou moins à un virement bancaire très couteux. Les différentes cultures ne peuvent pas être universelle, elles sont compactes, complexes et nécessitent une connaissance de leur histoire et leur langue pour être comprises. A quoi bon
«universaliser» les cultures, puisque justement leur diversité les rends intéressantes et ouvertes aux débats? Ne faudrait-il pas valoriser dans son pays même son patrimoine culturel pour justement le rendre plus compréhensible aux étrangers? A quoi bon exposé Olympia de Manet face à une culture dont la première femme en politique date de 2008?

L'œuvre d'art pour être comprise, doit être respectée dans son contexte historique et entourée par l'éthique de son lieu même. Dépourvu de tout cela et en plus exposé au nom d'une «marque», que le Louvre prétend être maintenant, dans un lieu de plaisirs superficiels, l'art est abaissée au statut du fast-food: groupe touristique se bousculant dans des salles de musées bondées, se baladant d'une pièce à l'autre, l'appareil photo braqué devant les yeux, ne prenant pas même le temps d'absorber un pourcentage du sens des peintures qui défilent sous leurs yeux; la réception se fait vite, vulgairement, l'œuvre est aussi vite oubliée que vue – c'est là le destin des musées publics de nos jours. Destin que l'on retrouve malheureusement de partout. Il reste maintenant juste à espérer naïvement qu'Abou Dhabi en sera l'exception.

Ce commentaire personnel se réfère entièrement aux informations et aux citations trouvé dans le livre de l'auteur Jean Clair, «Malaise dans les musées», édition Flammarion, 2007.

Posté par ydende à 23:53 - Louvre Abou Dhabi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La France et l’Allemagne - deux pays européens et leur lutte contre les problèmes scolaires

Non seulement en France mais aussi en Allemagne, le système scolaire change. Par comparaison à la France, la majorité des réformes est du ressort des Länder et pas du gouvernement central. Les Länder coordonnent leurs décisions scolaires par une conférence ministérielle particulière. Cette différence importante rend la comparaison entre les deux systèmes difficile.

En premier lieu, on remarque que dans la France et l’Allemagne depuis quelques années et les plusieurs publications du programme PISA (2000, 2003, 2006), l’intérêt pour l’éducation scolaire augmente. Les deux pays n’ont pas eu de bons résultats aux tests. ( par exemple en mathématiques en 2006: l’Allemagne est à la 20ième place, la France est à la 23ième Place).[1] Apparemment, il y a beaucoup de problèmes dans les écoles ou avec l’éducation en général.

Depuis ce moment-là, les politiciens et les intellectuels proposent une masse de réformes. C’est étonnant qu’on puisse s’apercevoir que le système scolaire de ces deux pays européens se rapprochent. L’un de l’autre il y a la France qui va libérer la classe de seconde. Quand même elle ne va pas abolir le bac central, on peut dire que les « modules d’approfondissement ou d’exploration » et les « modules d’accompagnement d’orientation » accordent plus de liberté et d’individualisme aux élèves.[2] De l’autre côté il y l’Allemagne qui a introduit pour la première fois le bac central dans de nombreux de Länder ( par exemple : Berlin, Brandebourg, Saxe), même si chaque Land a encore son bac propre. Avec cela elle réagit au pluralisme fort.

Apparemment, les deux pays ont vu que ces systèmes, donc le centralisme et le libéralisme purs, ne fonctionnent plus dans l’école. De surcroît, Xavier Darcos veut réduit le nombre d’heures d’enseignements hebdomadaires.[3] C’est complètement contraire à l’ Allemagne. Là, le nombre d’heures d’enseignements a augmenté, parce que dans beaucoup de Länder, la scolarité raccourcit à douze ans (avant, il y avait treize ans jusqu’au baccalauréat).

           C’est intéressant de voir que la France et l’Allemagne ont aussi des parallèles. Toutefois, ce sont des parallèles mauvais. En octobre, les enseignants en France ont fait grève parce que Xavier Darcos veut réduire un grand nombre de RASED[4]. Comparable aux éducateurs sociaux en Allemagne. Il paraît que cette compression va aider le système scolaire à fonctionner mieux, mais en vérité, c’est clair, il veut épargner de l’argent. En Allemagne, notamment dans les Länder les plus pauvres comme Berlin, on peut observer le même phénomène : les éducateurs sociaux font défaut. Souvent, les profs ne sont pas embauchés, parce que l’argent manque.

Il se pose la question si les réformes en France et aussi en Allemagne portent leurs fruits. Ce qui est clair, c’est que quelque chose doit changer pour que tous les élèves aient la chance de réussir à l’école. Peut-être ça fonctionne avec la libération de la classe de seconde en France, peut-être le système allemand réussira . Quel système fonctionnerait-il mieux ou y-a-t-il un autre chemin ou des autres réformes importantes qui résoudrons l’état grave d’enseignement ?   


[1] http://www.spiegel.de/schulspiegel/wissen/0,1518,521201-3,00.html (06.12.2008) .

[2] CÉDELLE, Luc: Réforme du lycée : M. Darcos opte pour la voie « raisonnable » : www.lemonde.fr (22.10.08).

[3]  AFP: Darcos présente une nouvelle classe de seconde découpée en deux semestres, www.le.monde.fr  (21.10.08)

[4] CAILLEAU, Emilie: Rased: les inspecteurs de l’éducation nationale s’opposent à sa réforme : www.lexpress.fr (22.10.08)

Posté par Annekathrin à 21:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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